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Lumière sur la nuit occulte

 

Nuit occulte

 

Que se passe-t-il lorsque nous dormons ?

La nuit, étendus sur notre lit moelleux avec innocence, nous nous laissons gagner par le sommeil bienfaisant. Nous reprenons des forces, dit-on. Nous sombrons alors dans un oubli de soi, une inconscience absolue. Certains auteurs l’ont même appelée jadis “la petite mort”, en référence à la mythologie grecque. Car dans la Grèce antique, la Nuit Nyx avait pour fils la Mort Thanatos, et pour époux Érèbe les Ténèbres. Érèbe et Nyx avait également engendré Hypnos, frère jumeau de Thanatos, et personnification du sommeil. Depuis l’aube des temps, en nous endormant nous pénétrons l’Éther, cette dimension parallèle et immatérielle, la face occulte de notre monde.

Chacun d’entre nous accède alors à un univers parallèle, inaccessible à la conscience bien qu’il nous environne en permanence, un monde que nous n’osons nommer. Car tout comme Ulysse, nous rencontrons l’Erèbe. Les ailes de Morphée, divinité des rêves prophétiques, s’étendent alors généreusement, nous invitant au voyage dans les profondeurs de cette terre de la nuit éternelle, située par delà le soleil levant.

Cette charmante mise en bouche introduit la question fatidique :
Dépourvus de la vigilance accrue qui caractérise notre conscience diurne, que devenons-nous la nuit ?

En nous unissant à la nuit, progressivement notre personnalité se dilue, nous abandonnons notre corps. Notre conscience revient peu à peu à elle après avoir traversé le tunnel du néant, inévitable passage qui précède le territoire des songes. Nous pouvons enfin rêver. Notre esprit est alors absorbé par notre monde intérieur (l’Inconscient), obscur et profond. Il s’y noie et s’y perd.

Vous surprendrai-je si je vous dis que les rêves ne sont pas de simples illusions, des projections de fantasmes, des énigmes à résoudre, une matière à interprétation psychanalytique ? Tout ce que nous “rêvons” est bel et bien réel, aussi réel que notre quotidien, aussi riche et concret. La nuit, nous devenons d’intrépides vagabonds des limbes. Alors que notre corps immobile et anesthésié se repose, notre esprit est la cible de divagations invraisemblables. Étendus sur la table d’opération, l’intervention va pouvoir commencer. Les entités sournoises qui peuplent les limbes vont tranquillement (mais non sans une certaine hystérie) se pencher sur notre cas, sur notre destinée, ou plutôt devrais-je dire, sur notre rôle ici-bas. Elles s’approchent, se penchent sur notre corps inanimé et l’examinent intensément, à la recherche d’une faille psycho-énergétique exploitable. Elles nous passent au crible, nous voient comme nous ne nous verrons jamais. Il est d’ailleurs assez regrettable, voir très dérangeant de savoir que ces êtres désincarnés nous connaissent mieux que nous-mêmes.

– Mais qui sont-ils donc et quelles sont leurs intentions ? – Le maintien de l’Ordre et de son équilibre.
– S’agit-il du fameux Nouvel Ordre Mondial ?
– Pas tout à fait.

D’une certaine façon, il s’agit bien d’une sorte de complot universel sauf qu’en réalité, ce que je décris ici se situe au-delà de la scène politique officielle, visible et connue de tous. Le Nouvel Ordre

Mondial est un lointain et pâle reflet de cet Ordre absolutiste qui existe quant à lui depuis la nuit des temps. Il s’agit d’une suprématie occulte présente bien avant la naissance de l’humanité, dont j’ai parlé dans un précédent article*, la plus ancienne de toutes: l’Ordre du Serpent noir. L’avenir de l’humanité se dessinait déjà 40 000 ans avant notre ère*. Dès les origines, il était dit que l’Humain ne pourrait échapper à cette fatalité qui aujourd’hui encore le tourmente la nuit comme le jour : le conditionnement. Les Grecs, quant à eux, dépeignaient la destinée humaine comme une entité aveugle issue de la nuit et du chaos, jouet de la volonté despotique de divinités terrestres qui tissent inlassablement le destin de l’Homme et auxquelles toutes les lois terrestres doivent se plier. Que nous veulent ces entités de l’Ombre que les Grecs nommaient les Moires ?

Revenons à notre chambre…

En se penchant sur ce qui reste de nous (notre corps physique donc), ces fonctionnaires de l’invisible vont manipuler et pervertir nos fonctions vitales afin de modifier notre comportement selon leurs besoins et selon les particularités des individus ciblés. Une personne peut ainsi être facilement reconfigurée à leur avantage en un être docile et zélé, performant et ambitieux – un véritable « battant » dirions-nous – ou encore à l’inverse, en un individu chétif et fragile, sans grande confiance en soi, facile à briser. Ces ouvriers de l’occulte peuvent y compris provoquer des maladies pseudo-psychosomatiques et diminuer la personne physiquement comme psychiquement jusqu’à la rendre totalement impotente. Leurs interventions sont ajustées en fonction de notre degré conscient de collaboration ou de rébellion à leur cause. Personne n’est épargné et notre bonne humeur habituelle, notre bonne conscience, notre soit-disant perspicacité ne nous serviront à rien, pas plus que de ferventes prières. Tous ces aspects sont d’ailleurs les prolongements, les reflets directs de leurs traitements nocturnes. Partout à travers le monde et depuis toujours, la nuit fait place à un sinistre chantier: ces entités s’affairent autour de nos corps laissés à l’abandon. Nous sommes en effet des centaines de millions d’êtres humains à perdre naïvement conscience chaque nuit.

Pétris d’une matière que nous méconnaissons (notre corps), nous laissons d’autres que nous en disposer. Et comme il est facile de manipuler cette materia prima. Il n’y a d’ailleurs rien de plus simple et de plus ordinaire au monde que de manipuler notre inconscient: si déjà le jour, nous sommes hautement manipulables, imaginez donc la nuit ! Car en vérité, nous sommes bien pire que des moutons: nous sommes des individus naïfs et inconscients des enjeux et du drame qui se jouent à la surface de cette planète comme dans les coulisses de notre intime personnalité.

Mais peut-être serez-vous enclin à penser que ce discours « délirant » ressemble à une grotesque invention, totalement absurde et paranoïaque, créée de toutes pièces pour troubler votre paix. À quoi bon entendre tout ceci ? Que de négativité en vain !

Certes, mais être conscient et lucide sont choses précieuses pour celui ou celle qui veut s’affranchir du joug des forces inquisitrices. Et uniquement pour lui, j’en conviens.

Alors continuons, si vous le voulez bien.

Notre personnalité de surface (notre Moi conscient) n’est que le sommet d’un étrange édifice, ô combien plus profond et abyssal. Pareils à des icebergs flottants passivement à la surface de l’eau, nous demeurons notre vie durant coupés de ce tumulte nocturne parfaitement insaisissable. Ce bouillonnement onirique, bien que réel et vivant, est parfois si excitant ou si dérangeant, que notre conscience affairée et extrêmement moralisée préfère le maintenir lointain, tout à fait hors de notre portée. Ne pouvant accéder à cette monstrueuse réalité par nos propres moyens, nous allons parfois voir un psy afin que l’on nous donne la main. Nous notons fiévreusement quelques bribes de rêves que nous cherchons à interpréter dés le réveil. En effet, nous croyons pouvoir tirer quelque vérité de ces énigmes nocturnes, freudiennes, dit-on.

Mais voici venir la seconde question fatidique : toute révolte serait-elle donc vaine et inutile ?

Si nous ne pouvons changer les agissements de cet Ordre occulte multi-millénaire, rien ne nous interdit de modifier notre attitude intérieure. La peur, le scepticisme, la désinvolture ne nous sont d’aucune utilité dans ce combat pour la sauvegarde de notre intégrité. Je suggère d’aborder cette réalité avec courage et détermination. Le but étant d’expérimenter et de vérifier par vous-même les propos tenus ici. Comment ? D’abord en admettant que ces affirmations puissent être vraies, en leur accordant le bénéfice du doute, ensuite en cultivant en soi-même un « système » de vigilance qui va progressivement se mettre en place pendant que vous dormez. Il est tout à fait possible de développer son sens de l’observation à l’intérieur même de vos « rêves ». Avec le temps, vous parviendrez même à interrompre un rêve s’il vous le jugez nuisible ou suspect. Néanmoins cette démarche requiert un entraînement de longue haleine pour donner de premiers résultats et nécessite une volonté sans failles. Mais au bout de quelques temps, vous risquez d’être surpris par ce que votre conscience en alerte va réussir à « prendre sur le vif ».

Sur ce chemin vous allez rencontrez un obstacle de taille. Notre personnalité de surface (notre identité sociale) se préoccupe beaucoup de son apparence. Dès notre plus jeune âge elle met beaucoup de soins à se fabriquer une belle image, un reflet gratifiant et valorisant de soi. C’est une occupation à plein temps. Nos activités quotidiennes, nos projets sont les parfaits prolongements de cet objectif inavoué, elles en sont une projection directe. Et comme toute notre énergie est monopolisée à ces fins, nulle place pour l’intégration et la compréhension constructive de nos “occupations nocturnes”. Par conséquent notre identité de fond demeure parfaitement ignorée et laissée pour compte. Notre vigilance est donc nulle. Les entités nocturnes encouragent tout particulièrement la fascination égocentrique : outre les valeurs dégradantes que cela développe, l’égocentrisme entretient la cécité et la servilité. Les bonnes questions, celles que nous devrions nous poser, passent à la trappe.

Il s’agit de deux mondes qui s’opposent et qui sont dans une certaine mesure totalement incompatibles : le jour s’opposant à la nuit. Vous l’avez bien compris, tant que nous n’engageons pas de prise de conscience de notre activité nocturne, notre quotidien est et demeurera le prolongement de ces interventions occultes. Le chant des sirènes ne cesse de nous fasciner et, succombant à leur charme illusoire, nous sacrifions chaque jour notre intégrité et notre dignité. Ainsi, nous ne nous appartenons pas. Dépossédés de nous même à la nuit tombée, nous devenons tristement somnambules, tandis que d’étranges « musiciens » jouent avec notre corps et notre esprit comme s’il s’agissait de simples instruments, et déversent en nous leurs vulgaires et sinistres mélodies. Mais nous demeurons les bienheureux naïfs car nous nous nourrissons d’illusions. Il nous reste en effet l’illusion que nous sommes maîtres de notre vie, de nos choix et de nos sentiments. Cet attachement indéfectible à l’illusion demeure une fonction vitale, hautement nécessaire au bon fonctionnement de la psyché humaine.

Pendant ce temps, notre monde abyssal demeure le terrain de jeu privilégié de forces hostiles inconnues. Un échiquier nocturne où se jouent les affaires qui décideront de nos douleurs chroniques, de nos insomnies, de nos succès ou défaites, de nos peurs irrationnelles, de nos phobies, de notre feu intérieur, de nos obsessions, de nos joies, de nos doutes, de nos maladies et de nos peines, de notre tonus professionnel, de notre foi en l’argent, de notre charisme, de notre dynamisme sexuel, de nos addictions, de nos talents divers et variés… Seront également décidés notre avenir, celui du monde des Hommes comme celui de l’Empire occulte. La liste est longue et n’est pas exhaustive. En gros, toutes les spécificités originelles de notre personnalité sont intégrées et manipulées pour les besoins de l’Ordre. Autrement dit, soit nous devenons de véritables étalons de compétition, soit nous sommes mis à mort, évincés du système à court ou moyen terme (cancer, dépression, accident, isolement…).

Alors, doit-on comme Ulysse s’attacher à un mât ou se oindre les oreilles de bouchons de cire pour demeurer incorruptible et enfin distinguer la vérité ? Peut-on être victorieux et libre quand on sait que l’on ne peut échapper à l’Erèbe nocturne où se côtoient le Cerbère, les Érinyes (déesses infernales chez les Grecs, Furies chez les Romains) et la Mort ? Encore une fois, la clé se trouve dans notre capacité à réagir, à développer une véritable conscience de veille, active dans notre sommeil le plus profond.

Je constate avec beaucoup d’amusement que partout, sur internet comme dans les rayons des librairies, des prophètes modernes nous invitent à l’optimiste réveil de la conscience, car disent-ils, une nouvelle humanité est justement en train d’émerger. Une humanité supérieure à ce qu’il paraît. Et ils ne sont pas rares les best-sellers qui nous en ont persuadé. Mais comment appelle-t-on une humanité qui ne se connaît pas elle-même ? Comment appelle-t-on un Homme, si enthousiaste et performant soit-il, qui demeure inconscient de ce qu’il est au fond ? Quel destin prête-t-on à cet ambitieux ? À quel avenir radieux peut-il prétendre ? Il est scientifiquement prouvé que nous n’utilisons qu’un faible pourcentage de notre potentiel cérébral, n’est-ce pas la preuve irréfutable que nous ne sommes pas les soit-disant êtres triomphants du 21ème siècle ?!

Cette impotence est bel et bien voulue. Si l’Homme ne peut accéder à son plein potentiel, la raison en est évidente : elle est la condition sine qua non au bon fonctionnement de l’improbable dimension occulte. Notre ignorance, nos faiblesses, nos inaptitudes, nos manquements quotidiens sont nécessaires à la survie de l’Ordre. L’illusion diurne en accord avec la réalité nocturne au service d’un monde parallèle malfaisant. Cette sinistre équation ne saurait être modifiée. Il ne saurait en être autrement. Nous n’y pouvons rien car ce système inimaginable existe bel et bien depuis les origines de l’Humanité. Mais il ne s’agit pas de céder à la peur ou au désespoir. Rappelons ici que ce qui rend aussi puissant l’Ordre du Serpent Noir est notre ignorance parfaite de son existence et de ses agissements.

La définition même de notre existence est l’inconscience : en effet, nous n’avons pas accès à notre véritable nature (notre âme, notre inconscient) et sommes déconnectés de la nourriture énergétique naturelle (énergie vitale personnelle et universelle). Cette fatalité est la sève même de notre quotidien. Partout, nous nous affairons obsessionnellement, occupés à remplir ce vide existentiel, immergés dans la furie collective quotidienne. Encore une fois, ce mécanisme est fondamental pour l’Ordre, car notre obéissance aveugle, notre soumission, sont les clés mêmes de cet incroyable édifice invisible. Ainsi, nous contribuons inconsciemment au maintien d’un équilibre énergétique mondial insoupçonnable. Nous sommes les véhicules d’informations étrangères, de programmations et conditionnements qui entretiennent l’équilibre occulte. Bien malgré nous certes, mais non sans un certain zèle, nous nous plions à ces injonctions quotidiennes, des plus banales aux plus farfelues, et maintenons ainsi intactes les rouages de cette vaste illusion sociale. Nous ne trouvons pas la force d’arrêter le temps, nous ne déposons pas les armes. Nous passons devant le rideau qui dissimule les outrageuses coulisses, nous passons sans nous arrêter.

Qui ne s’est jamais écrié : « Le monde est devenu complètement fou !! » ?
Et pourtant, tout est à sa place, tout est en ordre : les crimes, les guerres, les victoires économiques, le fabuleux destin de certains, la misère des autres, les virus, la surconsommation, la pollution… Notre monde apparemment chaotique et inégal est en fait l’expression d’un mécanisme parfait aux rouages ciselés au service d’un plan parallèle. Une logique éternelle et absolue jalousement gardée par des divinités éminemment cruelles et souveraines. Hélas, si les lois du destin sont écrites de toute éternité, l’accès nous en est interdit. Seuls les ministres de l’Ombre peuvent les consulter et sont chargés de les faire exécuter.

Ainsi derrière la cacophonie quotidienne finement orchestrée, se dissimule une dimension opportuniste qui n’a d’yeux que pour notre énergie, cette manne précieuse. Pour ce faire elle a ingénieusement créé dès les origines le concept fascinant de l’Illusion, auquel nous adhérons bien volontiers. Il ne reste plus qu’à entretenir les mécaniques et la nuit est le meilleur moment pour cela.

Un petit conseil avant de nous quitter : les manipulations nocturnes que nous nommons « rêves » ont pour but d’induire dans notre quotidien des émotions et des comportements conditionnés. Si vous souhaitez conserver votre intégrité et développer un champ de libertés nouveau, évitez de prendre pour argent comptant ce que les « rêves » vous incitent à faire ou à penser. Soyez perspicace et critique quant à l’interprétation de vos rêves, sans cela vous risquez de jouer le jeu de ces entités. Je vous invite également à lire l’éloquent témoignage qui suit, source de réflexion et d’inspiration.

Ganji Anankea

www.ganjianankea-therapy.com


Il est dédié à la Méthode Anankea, démarche de connaissance de soi et de guérison holistique que j’ai développé avec ma compagne et collaboratrice Iori (co-auteur de mes ouvrages et articles) qui m’accompagne depuis près de 10 ans.

* L’empire du Serpent Noir, article en lecture libre sur www.ganjianankea-therapy.com/publications

* Les fils de l’Aurore, roman en téléchargement sur www.ganjianankea-therapy.com/publications

Expérience de manipulation nocturne Témoignage de Delphine M.

Lorsque j’ai raconté à Ganji ce que j’avais vécu durant cette nuit-là, il m’a tout de suite proposé de l’écrire afin d’illustrer cet article. Il venait d’en terminer la rédaction et cette expérience arrivait à point nommé. Seulement j’ai hésité: une fois racontée, cette histoire paraissait si délirante! Et si cela venait discréditer son article plutôt que de le renforcer ? Mais qu’importe après tout, puisque c’est vrai. Oui, ce que je vais vous livrer est à 100 % véridique, aussi “délirant” soit-il.

Il y a quelques temps déjà que je soupçonne que des manipulations de notre esprit et de notre corps ont lieu à notre insu pendant que nous dormons. Ces dernières années il m’est arrivé régulièrement de me réveiller en pleine nuit, dérangée par une voix doucereuse qui susurrait des mots discrets à mon oreille. Cette voix m’était familière, c’était à chaque fois la même, une voix d’homme, calme et posée, douce et rassurante. Ce qui l’était moins c’est ce que je soupçonnais de ses intentions. Mais je ne suis jamais parvenue à me souvenir de ce qu’elle me disait. J’avais trop peu d’éléments pour raconter ces expériences de réveil nocturne intempestif. Aujourd’hui, grâce à ce qui m’est arrivé et dont j’ai été la pleine spectatrice j’en ai enfin la preuve: oui, nous sommes bel et bien “travaillés” la nuit.

Voici mon expérience :

Je suis endormie profondément. Je rêve d’un ex petit ami, un garçon que j’ai connu il y a bien longtemps déjà (plus de 15 ans) et auquel j’étais très attachée. Malheureusement notre relation ne fonctionnait pas du tout, il n’y a qu’un seul point sur lequel nous étions sur la même longueur d’ondes: l’intimité sexuelle. Dans mon rêve nous paraissons heureux de nous retrouver et échangeons longuement. L’atmosphère est sensuelle, mais il ne se passe pour autant absolument rien de sexuel. Nous parlons. Plus nous parlons, plus je me sens proche de lui, le sentiment d’un possible retour en arrière apparaît en filigrane, l’air de rien. J’ai le réflexe de trouver cela absurde.

Je ne l’aime plus depuis longtemps, je suis heureuse dans ma vie de couple, je n’ai vraiment pas besoin de cette scène de romance ridicule. Et pourtant, à mesure que l’atmosphère se sensualise, je me sens toujours plus proche de lui, comme “artificiellement” attirée par lui, et ressens beaucoup de compassion à son égard. Peut-être ai-je été à l’époque trop immature, trop exigeante, pas assez aimante ? Peut-être ce garçon méritait-il plus d’attention et d’empathie ? Etc… Non, il n’était pas si mauvais bougre, pas si destructeur… il avait tellement de qualités finalement ! Ce que je ressens en même temps que ces pensées me traversent c’est une montée croissante d’enthousiasme, de joie même: je suis HEUREUSE de me retrouver là avec lui. Je suis heureuse de partager ce moment, je suis heureuse de.. de quoi exactement ? Parce qu’à bien observer autour de moi, je trouve la tonalité de ce rêve assez glauque. Mon ex à l’air triste, il n’a franchement pas bonne mine. Il ne me dit rien de passionnant. En fait, il ne me dit rien du tout. Mais alors, que se passe-t-il donc en moi ? Qu’est-ce qui déclenche cette montée d’adrénaline, d’exaltation fabuleuse ?

Cette pensée m’extirpe à moitié de mon songe et immédiatement je perçois de façon très claire un son, une mélodie même. Je parviens à reprendre un peu mes esprits et discrètement j’écoute: une mélopée tonitruante me coule directement dans l’oreille droite (j’étais couchée sur le côté gauche). J’entends très distinctement: “ET VOILÀ LA VÉRITÉ!! ET VOILÀ LA VÉRITÉ!! ET VOILÀ LA VÉRITÉÉÉ”. Ce message est chantonné en boucle avec force entrain, sur un fond musical qui ressemble de très près à un sample (extrait d’une musique répété en boucle). Le sample est une sonorité qui force l’exaltation, tout droit sortie d’un TV Show à l’américaine des années 60. Je n’en crois pas mes oreilles. J’aperçois alors au dessus de moi une silhouette masculine massive et élancée, suspendue dans les airs. Ses bras sont comme enfouis dans mon oreille droite, sa tête, que je ne discerne pas, est collée à mon oreille et y déverse de façon agressive ce sample sordide. Voilà donc ce qui faisait “monter la sauce” dans mon rêve et m’auto-persuadait peu à peu de prendre pour acquis tout ce que j’y vivais, tout ce dont je prenais conscience à propos de mon ex.. Je devais croire à mon réveil que tout cela était la pure VÉRITÉ.

L’objectif ? Semer la zizanie dans mon couple. Ce n’est pas la première fois que les forces noires essaient de nous séparer.
Ne parvenant pas à me débarrasser de l’intrus littéralement ventousé à mon oreille, j’ai dû concentrer toutes mes forces pour me réveiller. Ce ne fut pas chose facile mais fort heureusement l’effet fut très efficace et radical! L’intrus disparut pour de bon tandis que je tentais de reprendre mes esprits, effarée par le culot et la “science” de ces experts en manipulation nocturne.

Delphine

Auteur nuit occulte : Par Ganji Anankea

Extrait du livre L’éveilleur, le Tonnerre, disponible en téléchargement gratuit sur www.ganjianankea-therapy.com

[1] Dans L’Égypte intérieure ou les dix plaies de l’âme, Annick de Souzenelle rappelle que : « L’Égypte, Mitsraïm en hébreu, est essentiellement une matrice d’eau (Maïm – les eaux) contenant un fœtus resserré en elle, de consonance « Tsr » (qui signifie en effet « étroit »). » Sous cet éclairage, l’Égypte apparaît comme une matrice nécessaire à la gestation du futur homme libre et divinisé. Mais elle représente du même coup la servitude : « La terre d’esclavage est une matrice pour qui se verticalise, un tombeau pour qui s’éprend d’elle. », citations p.31.

[2] Madeleine Scopello, Les gnostiques, p.86, éd. Du Serf, coll. Bref, 1991.

Source image à la une de l’artiste graphique et photographe :Cameron Gray

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