C’était un matin parmi tant d’autres, je venais de me poser dans le salon. Je n’avais envie de rien en particulier. Je n’étais ni bien ni mal, j’étais juste là le regard plongé dans le paysage extérieur à travers la vitre face à moi. Puis l’espace d’un instant je réalisais le vide sans vide, l’évidence sans nom. Je ne peux définir ce qui a été vécu à ce moment là, ni nommer cet état juste qu’il était dénué de toute pensée, de toute peur, de toute culpabilité, de tout contrôle, de jugement, de toute histoire, de tout rôle… Il n’était que paix libéré de toute souffrance.