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Savoir lire le Livre de la Vie

 

Livre vie

 

Chaque livre n’a de valeur que s’il contient des idées ou des éléments qui peuvent aider l’homme à s’élever, à s’améliorer. Combien sont précieux les manuscrits de certains philosophes ou savants, ou ceux des saints; que celui qui les trouve les lise avec profit, et en éprouve de la gratitude.

Comme élèves de la Grande Vie, vous devez tendre à bien comprendre, à bien vous imprégner de l’union juste et nécessaire entre les pensées, les sentiments, et les actes. Ce sont des tons musicaux de la vie matérielle qu’il faut savoir placer correctement.

Il y a, en l’homme, un sens intérieur qui ne trompe jamais. Ce sens, on l’appelle » intuition » ou » sens divin », et il permet de vérifier toute chose, tout état. De chaque corde d’un violon que l’on fait vibrer, il sort un son spécifique; en coordonnant les vibrations des quatre cordes, un musicien, s’il est suffisamment sensible, peut saisir si ces cordes sont accordées entre elles, et si le récital qu’il donnera aura du succès.

Si l’accord n’est pas bon, le résultat du concert sera problématique, car il dépendra de l’art avec lequel le violoniste pourra pallier les insuffisances de son instrument.

Un art semblable est aussi nécessaire à tout homme; chacun est un instrument, qui peut-être déjà accordé, mais dont les forces et les énergies, dans le cas contraire, doivent être harmonisées pour en obtenir le meilleur résultat. La connaissance ou la méconnaissance des choses ne signifie pas qu’on doive tomber dans le fanatisme ou la superstition. Quelle que soit la situation, il importe de se comporter consciemment, avec maîtrise de soi, de chercher à bien comprendre, et par là, d’essayer de tout harmoniser.

Vous direz : » Si nous avions su comment agir, nous aurions pu mieux utiliser nos forces et nos énergies. » Vous les auriez employées comme le pauvre se promet de dépenser sa future richesse: tant qu’il est misérable, il se dit: » Si je m’enrichis, j’aiderai les pauvres, je ferai le bien, etc… » Et s’il lui arrive l’abondance, il oublie ses belles promesses, et dépense ses richesses suivant ses caprices. Pour donner alors quelque chose de lui-même, il faut qu’il se trouve devant quelque grand malheur, maladie ou souffrance. En étudiant l’homme contemporain, qu’il soit pauvre ou riche, on voit qu’il n’est pas pressé de tenir ses promesses. Il pense:

Que j’arrange d’abord mes affaires; que ma vie soit exempte de tous mes soucis actuels, et alors je me dévouerai volontiers au service de DIEU. » Cette manière de raisonner est un état psychologique intéressant à étudier. Quelle raison les gens ont-ils de penser qu’ils auront à l’avenir de meilleures conditions pour accomplir ce qu’aujourd’hui ils ne veulent pas faire ?

Cette attitude, de remettre l’accomplissement de ce qu’on a eu l’intention de faire, démontre un être encore soumis à l’influence de ses ancêtres. Ceux-ci ont eu également de bonnes idées, dont ils ont toujours ajourné l’application dans l’attente de meilleures conditions. Leur bon élan intérieur s’est évanoui, et ils sont partis pour l’autre monde avec leurs promesses, irréalisées.

Les êtres se soumettant à l’influence passive, à la suggestion de courants d’existence des temps passés s’entravent, se limitent eux-mêmes dans leur développement, car où il y a attirance, il y a aussi limitation, manque de liberté. Par exemple, un jeune homme attiré par une jeune fille se limite; et la même loi agit pour la jeune fille.

Cette attirance, les hommes l’appellent affection, amour. Mais ce n’est pas le véritable Amour, qui lui ne limite pas, mais qui, au contraire, libère totalement, intérieurement, et extérieurement.

Quand l’homme se nourrit, il subit inconsciemment la même loi de l’attirance. Ce n’est pas qu’il doive s’opposer à l’inéluctable obligation de se nourrir, mais il importe qu’il observe le temps opportun pour le faire, c’est-à-dire qu’il attend d’éprouver la vraie faim, le nécessaire besoin de manger.

Certains êtres mangent beaucoup, mais par accoutumance, sans bons résultats; d’autres mangent peu mais efficacement, en temps utile, quand leur organisme est disposé à rétablir les forces du corps et que leur esprit est calme. De nos jours, bien peu de gens se nourrissent en temps voulu, consciemment, et avec mesure.

Quelle est la pensée qui vous vient à l’esprit au début d’un repas, à la première bouchée ? Et à la fin du même repas ? C’est une chose importante, la majorité des gens s’emparent de leur cuillère ou de leur fourchette, sans se soucier de la pensée qu’ils peuvent avoir à cet instant-là. Et il en est de même à la fin du repas: ils se lèvent et s’en vont, sans penser davantage ( les gens devraient faire une prière pour bénir le repas avant, remercier après… ).

Certains demandent ce qui est préférable: d’aimer, ou d’être aimé ?

À cette question, répondez donc vous-mêmes. Et pour la prochaine leçon, rédigez quelques brèves lignes sur ce thème: » Pour l’homme, qu’y a-t-il de mieux: aimer ou être aimé ? » Ne vous inspirez pas de ce que tel ou tel a dit ou écrit sur ce propos, mais exprimez en peu de mots votre expérience personnelle actuelle. Quelqu’un dira que, lorsqu’on aime, on éprouve intérieurement une vibration harmonieuse qui vous pousse à bien agir, à bien sentir. C’est le mobile noble, élevé, qui incite l’homme à s’exclamer :

» Je vois que la vie est belle; que le monde est beau; que les hommes sont bons. Je ressens une profonde joie pour tout ce qui m’entoure. »

C’est alors la vraie Vie qui vibre dans l’être. Et qui n’a pas ressenti de pareils moments dans sa vie ? Mais qui n’a pas aussi amèrement éprouvé le vide de son existence quand cette vibration l’a quitté ?

Inquiétant est l’état d’un être qui pèche au regard de DIEU – Source éternelle de toute vie, et que l’Amour, a abandonné !

Au sujet de la loi de l’attirance entre les êtres – celle qui agit dans la vie humaine, je vous donnerai un exemple. Un homme sérieux, instruit, estimé de son entourage est à un moment donné, attiré par un nouveau pôle d’intérêt dans son existence, lui-même s’étonne de ce qui se passe en lui. L’objet de son attirance, une jeune fille, s’étonne aussi, et se dit : » Comment est-il possible que cet homme sérieux, érudit, me recherche tellement ? »

La jeune fille, qui attire le savant, n’est pas seule à l’influencer.

Derrière elle, de nombreuses autres consciences agissent conjointement pour accaparer l’esprit de l’homme en prenant comme appât la séduisante jeune fille. Derrière chacun de vous se trouvent beaucoup de consciences, appartement au même système, qui peuvent, à un certain moment, exercer leur influence bénéfique ou perturbatrice.

C’est pour cela que l’élève de Vie Nouvelle doit apprendre à concentrer sa pensée, à devenir conscient de ses tâches, à suivre fermement la direction que son âme lui indique et qui le conduit à la liberté. On dit que l’erreur initiale, cause de la chute de l’humanité toute entière, fut accomplie par les premiers êtres. Certains attribuent la cause du péché à Ève, d’autres à Adam, d’autres encore au serpent.

D’après moi, le premier fautif est Adam qui, avant qu’Ève soit, se promenait dans le jardin du paradis en regardant, en examinant les plantes qui y croissaient. Souvent, il s’arrêtait devant l’arbre défendu et il désirait profondément savoir quelles forces cachaient cet arbre, et pourquoi ses fruits lui étaient interdits. C’est après cela qu’Ève et le serpent vinrent tenter Adam, l’incitant à désobéir, à l’ordonnance divine et à satisfaire sa curiosité. Le serpent tenta Ève, et elle-même tenta Adam.

Ici, le serpent représente l »intellect des ténèbres, qui cache en lui de grandes forces attractives. Le serpent s’enroulant autour de l’arbre du bien et du mal, défendu à Adam, réunit toutes ses forces séductrices pour persuader Ève que l’arbre contenait le pouvoir de rendre l’homme égal à DIEU. C’est ce qu’Ève désirait; elle goûta le fruit de l’arbre interdit, et en donna aussi à Adam. C’est ainsi que, subissant l’attirance, la suggestion des forces opposées à la haute destinée de l’être humain en tant qu’âme, ils tombèrent l’un et l’autre dans le péché.

Les élèves de la Vie Nouvelle doivent se protéger soigneusement des suggestions de la loides attirances qui, si on la subit, prive l’homme de toute sa liberté. Et cela est une terrible épreuve pour l’âme, et pour l’être humain. Il y a par contre, un sens à ce qu’il soit attiré par quelque chose d’éternel, de vivifiant, qui lui conserve sa liberté d’esprit, d’âme, de conscience, et lui permette de poursuivre son chemin sacré de perfectionnement et d’élévation. Seule l’application de l’éternelle loi de l’Amour divin, du Bien, donne et maintient à l’âme humaine sa totale liberté.

Malgré leur profond désir de liberté, les hommes subissent l’influences de leurs parents, de leurs proches, de leurs amis, de leurs éducateurs, etc.. En accompagnant quelqu’un vous vous placez à sa gauche; avec quelqu’un d’autre, c’est à sa droite que vous cheminez. Pourquoi donc ? C’est que le premier vous attire par son côté gauche, tandis que le deuxième le fait par son côté droit.

Vous allez en visite, et votre hôte vous invite à vous asseoir à sa droite, ou bien à sa gauche. Tout cela n’est pas arbitraire. Consciemment ou non, les êtres obéissent aux suggestions de certains courants, de certaines forces dans la vie.

Les livres de Peter Deunov

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