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L’amour ne nous appartient pas

 

Amour appartenirD’aucun diront avec raison que nous n’avons pas encore définit l’amour véritable. Nous pourrions de même disserter longuement sur les propriétés du sel, sur sa composition chimique, son système de cristallisation cubique etc… Nos efforts seront incapables de donner la plus faible idée de ce que peut-être la saveur salée. Nous devons goûte par nous-mêmes. L’expérience de l’amour véritable pose la même exigence. Elle n’est ni lointaine, ni inaccessible. Il suffit de s’ouvrir à l’amour humain et le dépouillant progressivement de ses attaches.

Mais la plupart d’entre nous se trouvent malheureusement dans une condition d’ignorance faussant toute l’optique de l’amour véritable. Un malentendu fondamental provient du fait que lorsque nous aimons, nous croyons à tort que c’est de nous seulement qu’émane l’élan affectif s’adressant à l’être aimé.

Les Éveillés envisagent le problème sous un angle très différent. Ils nous enseignent que l’énergie première de tous nos élans d’amour émane de cet océan de « félicité » que les Indiens désignent par « Sat-Chit-Ananda », essence commune dans laquelle les êtres et les choses se meuvent et à laquelle ils empruntent leur existence. Toutes les fois que nous aimons, nous exprimons ici « en surface » une partie des richesses de cet »océan d’amour » résidant en nous comme en toutes choses.

Dans cette perspective particulière, tout élan affectif serait l’occasion que saisirait notre être intérieur qui est tout amour, pour s’exprimer dans le monde extérieur. Lorsque nous parlons ici de notre « être intérieur qui est tout amour » nous évoquons l’essence spirituelle la plus profonde de l’être humain et de toutes choses. Les maîtres indiens nous donnent une excellente comparaison concrétisant ce qui précède : l’image de la lampe. L’ampoule électrique qui nous éclaire n’a pas la pleine propriété de l’électricité qui la traverse et chauffe ses filaments à blanc. L’électricité qui « passe » par elle provient d’une génératrice se trouvant parfois à des distances considérables. De même l’Amour, l’intelligence, « passent » par nous mais ne nous appartiennent pas.

Parce que nous croyons être les générateurs exclusifs de l’amour que nous donnons aux êtres aimés, nous trouvons naturel de formuler des exigences de toute nature. Non seulement nous exigeons une certaine réciprocité, mais nous demandons à l’être aimé de se conformer progressivement à l’image que nous avons, soit de l’homme idéal, soit de la femme rêvée. Nous entraînons dès lors l’être aimé dans un processus d’ajustements et de transformations pénibles. Ces modifications sont souvent artificielles et provoquent des tensions et des conflits à divers niveaux. Dans la perspective de l’amour véritable, on prend l’être aimé tel qu’il est et non tel que notre mental voudrait qu’il soit.

Si l’être aimé a suffisamment de finesse et d’amour authentique, il opérera souvent de lui-même et spontanément les transformations nécessaires. Le plus grand obstacle dans l’amour réside dans la création d ‘un cliché mental de l’homme idéal ou de la femme rêvée. Ce fut le thème du drame admirablement décrit dans le Grand Meaulnes par Alain Fournier.

La recherche de l’âme-sœur idéale est une attitude d’esprit conduisant inévitablement l’être humain aux pires déceptions et le rendant anti-social. Une telle attitude peut engendrer des névroses et des psychoses graves.

Il arrive très rarement que les relations humaines permettent de rencontrer l’être idéal répondant pleinement au cliché mental que l’on s’st construit. Le privilège de l’amour véritable réside dans le fait qu’il nous délivre de toute imagination, de toute revendication, de toute attente, de toute déception.

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