Aussi, d’autres corps de métier utilisent la RV ou la RA, comme les agents immobiliers ou les musées. Bien évidemment, ces outils sont aussi associés aux loisirs, avec les jeux vidéo. Toutefois, la réalité virtuelle n’est pas sans danger pour la santé. En 2019, l’Anses a réalisé un sondage pour connaître les risques potentiels liés à l’exposition au monde artificiel. Ils ont constaté que la réalité virtuelle pouvait être un élément perturbateur du système sensoriel, même pour une exposition à court terme.
Elle peut provoquer des symptômes dès les premiers instants d’utilisation, surtout chez les personnes sensibles, regroupés sous le nom de « cybercinétose » : nausées, sueurs, pâleur, pertes d’équilibre et vertiges. En outre, les scientifiques indiquent que la réalité virtuelle peut « induire une modification temporaire des capacités sensorielles, motrices et perceptives ». Ainsi, le corps est désorienté et l’habileté manuelle est compromise. Ces effets ne sont heureusement pas irréversibles.
De nombreuses personnes peuvent être exposées à la réalité virtuelle. De manière générale, la majeure partie des utilisateurs sont des hommes. Ceux dont l’âge moyen est de 40 ans ainsi que les enfants âgés de 12-13 ans sont les plus concernés. Pour éviter de prendre des risques pour la santé, l’Agence donne plusieurs conseils. Dans un premier temps, elle préconise de stopper l’utilisation de la RV ou de la RV dès la survenue des symptômes.
Ces dispositifs peuvent perturber le rythme biologique et le sommeil, c’est pourquoi il est vivement recommandé d’éviter de s’exposer aux écrans environ deux heures avant le coucher. C’est particulièrement conseillé pour les enfants et les adolescents, qui ont une sensibilité accrue à la lumière bleue. Les utilisateurs doivent également veiller à faire une pause d’une à deux heures après avoir utilisé la RV ou la RA, car d’après Dina Attia, la coordinatrice scientifique, « le corps fournit un effort important pour s’adapter au monde virtuel avec lequel il interagit, ce qui peut occasionner une certaine fatigue ».
Enfin, certaines personnes sont plus vulnérables, comme les personnes épileptiques ou celles qui ont une sensibilité plus accrue à l’exposition aux écrans, comme les femmes enceintes, qui souffrent du mal du transport ou encore celles qui sont sujettes aux migraines.
https://www.passeportsante.net