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Quand Le Maître Apparaît

  • Par reikiland
  • Le 03/09/2013
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Le Maître spirituel, qu’il soit physique ou subtil, ne représente jamais que la part divine d’un être incarné, cette part de lui-même qu’il n’a pu amener avec lui jusque dans la densité, afin de ne pas perdre son lien direct avec l’Absolu, au risque de se perdre à jamais dans la troisième dimension. Il n’apparaît jamais dans la vie d’un chercheur qu’au moment où il est prêt, c’est-à-dire au moment lorsque celui-ci s’est suffisamment purifié et préparé pour l’accueillir, lui accorder une crédibilité suffisante. Il peut s’agir de son Maître intérieur déguisé, d’un représentant subtil de son Maître intérieur ou d’un représentant incarné de son Maître intérieur, selon son besoin spécifique. Car il y a bien peu d’entités humaines évoluant sur Terre qui pourraient, au prime abord, reconnaître leur Maître intime, l’apprécier à sa juste mesure ou tolérer le taux énergétique qu’il pourrait leur communiquer.

Quoi qu’il en soit, le premier rôle d’un Maître spirituel, c’est d’aider un être emprisonné dans ses fausses croyances et, du coup, empêtré dans la Roue des réincarnations, à se tirer de ses illusions, en lui apprenant de lui-même ce qu’il doit apprendre ou découvrir, car, malgré leur bonne volonté et en raison de la dimension de leur ego, la majorité des êtres humains se montrent fort complaisants dans leur ignorance, agrippés à leurs fausses certitudes.

C’est ainsi qu’un chercheur réalise, dès les premiers contacts avec ce genre d’entité tutélaire, qu’il a bien plus à désapprendre qu’à apprendre, car ce sont ses notions erronées qui font la complexité, les difficultés et les souffrances de son expérience. Pour cette raison, — et il n’y a rien d’injuste en cela — il se peut même que, pour mieux prendre une leçon d’humilité, d’abandon et de discernement, le chercheur ait à commencer la portion de sa quête intensive sous la férule d’un faux maître, afin de mieux reconnaître que tout lui renvoie les reflets de son être propre par le truchement du miroir de la vie.

Au début de sa quête avouée – puisque celui qu’on n’appelle l’homme ordinaire ou l’être endormi n’est jamais qu’un être qui s’est toujours cherché dans sa Réalité vraie, d’expérience immémoriale, mais qui en est encore inconsciemment et qui procède à tâtons – dès qu’il a reconnu l’utilité de l’accompagnement d’un Maître spirituel avéré, pour lui faire gagner du temps, à la manière que le maître d’un métier peut éviter à son apprenti des erreurs plus ou moins utiles, le chercheur a plutôt tendance à se chercher un être grandiose qui correspond à ses attentes, à partir des stéréotypes idéalisés que la religion de son enfance, à partir de personnages historiques, dont la vie, par manque de renseignements authentiques et vérifiables , a dérivé en légende ou en mythe, lui ont fourni, comme Jésus, Mahomet, Bouddha, Krishna ou autres, dont le modèle que l’on perpétue n’a rien à voir avec la réalité de leur expérience terrestre, même pour ce qui peut avoir trait à leur personnalité ou à leurs caractéristiques physiques.

Ainsi, trop souvent le chercheur peut souvent passer à côté de son Maître spirituel sans le reconnaître. Surtout s’il cultive de lui l’image du prototype de maître d’origine orientale, un illuminé ou un parangon de vertu, vêtu d’une tunique immaculée, de comportement compassé, peu loquace, qui vit de manière simple et austère, presque complètement détaché des plaisirs de ce monde et des ces besoins primaires, la plupart du temps les jambes en lotus, parce qu’il vit presque en méditation ou en contemplation permanente de l’Absolu, alors que, dans les faits, un maître déguisé en mendiant servirait mieux ses aspirations, du moins celles de son âme.

Même que, si le chercheur tient à ses illusions, son Maître intérieur peut le guider vers ce type de Maître idéal pour lui démontrer, après plusieurs années de tournage en rond autour de lui-même, qui le découragera pour toujours d’entretenir toute idée préconçue, mais fausse, qu’il avait judicieusement prévu de placer l’être éclairé, susceptible de le mieux aider et de lui être le plus utile, bien près de là où il vivait, où il n’avait pas su le trouver ou le reconnaître.

Car, quel est le rôle d’un Maître spirituel si ce n’est de délivrer un être enténébré de ses aspects sombres qui forment le voile qui l’empêche de reconnaître sa splendeur, déjà là, toute faite, de toute éternité, en l’accompagnant jusqu’à ce qu’il devienne suffisamment responsable et libre pour assumer sa propre autonomie et expérimenter en toute indépendance. En effet, le premier rôle d’un Maître authentique — comme c’est le cas de tout éducateur — est d’amener un être à trouver en lui tout ce qui peut l’aider à se passer de lui, sans couper le lien spirituel qui les unit dans l’Absolu, parce qu’il a pour ainsi dire retrouvé ses sens et sa propre maîtrise.

Ainsi, tantôt ferme et tantôt doux, tantôt rigoureux et tantôt clément, tantôt invasif et tantôt absent, tantôt impératif et tantôt suggestif, tantôt catégorique et tantôt vague, au résumé tantôt diabolique et tantôt divin, dans la mesure que le chercheur peut le tolérer, il veille à l’amener à vivre ce qui peut lui apprendre quelque chose, en l’amenant d’abord à accepter d’expérimenter ce qu’il refuserait normalement en raison de ses tabous issus, par exemple, d’un bourrage de crâne, d’un prosélytisme spirituel, d’une éducation biaisée, d’une méconnaissance de la réalité, d’un manque d’acceptation de lui-même. Ainsi, si le chercheur pense blanc, le Maître dit noir et, s’il pense noir, il dit blanc, manière de lui faire explorer tous les aspects du spectre du Savoir.

C’est la raison pour laquelle la première phase de formation, autant auprès d’un Maître spirituel visible qu’invisible, n’est pas de tout repos, puisqu’elle sert à amener un chercheur à identifier ses contradictions et ses aberrations. Il lui fait reconnaître, pour qu’il comprenne ce qu’il doit en faire, ce qu’il fait ou omet de faire, qui explique son destin plus ou moins mitigé. Il agit comme un manieur de sabre qui, au nom de la Vérité unique, tranche dans le vif de l’erreur, du déni, du mensonge, du jeu de cache-cache. De là, il est bien rare qu’il agisse de la manière que son protégé le souhaite, se faisant présent quand il semble qu’il n’aurait pas besoin de lui et s’absentant, pour s’être transformé en observateur, à partir des coulisse, au moment où celui-ci en vient à croire sa présence indispensable.

La sagesse voudrait que, si vous tenez à cheminer avec un Maître de Lumière, pour les avantages que cette discipline de vie comporte, vous en fassiez la demande à votre instance suprême, votre Maître intérieur qui, connaissant vos besoins évolutifs et les projets de votre âme mieux que vous-mêmes, dirigera vers vous, si le besoin est réel, un intermédiaire fait sur mesure, soit le plus en affinité avec vos besoins évolutifs réels. Sauf que, pour devenir utile, une telle relation exige par la suite, ce qui est si difficile pour l’homme contemporain, une obéissance presque aveugle et une confiance absolue, dans l’assurance que celui-ci n’amènera jamais, sans jamais faire de compromis, à faire vivre au chercheur, sur tous ses plans, à titre d’intermédiaire de son propre Maître intime, que ce que celui-ci aura décrété comme opportun, dans l’immédiat, avec actualisations périodiques, sans quoi elle ne peut apporter les bénéfices escomptés. Si ce n’est pas le cas, son indocilité risque de signifier le congédiement du Maître et sa disparition, car, pour son plus grand bien évolutif, une injonction du maître, même sous forme d’invitation ou de suggestion, ne se refuse pas.

La première marque d’un Maître avéré, c’est que, malgré son engagement indéfectible à faire triompher la Lumière spirituelle à travers un être incarné, il ne fait jamais ombrage à son propre Maître intérieur, ne s’en faisant que l’interprète, parce que ce chercheur, en phase d’Éveil, ne perçoit pas encore assez clairement les injonctions de sa propre conscience. En outre, il se garde toujours de se lancer dans de longues explications rationnelles qui ne font que satisfaire l’ego en remplissant la tête de principes, plutôt que de certitudes de l’expérience personnelle. En tout, il se comporte de manière humble, simple et amoureuse, qu’il soit encensé ou insulté. Il ne s’adresse pas surtout à la tête, mais directement au cœur.

Aussi tout vrai Maître se contente-t-il de dire ce qui est à dire et de faire ce qui est à faire, malgré les possibles protestations ou jérémiades de celui qu’il guide. Son rôle accompli, il fait tout ce qu’il faut pour amener le chercheur à se détacher de lui, dût-il se révéler comme un présumé imposteur ou abuseur, comme un être sans crédibilité. Si cela reste possible, parce que la relation est toujours restée bonne, de directeur de conscience, il se transmute en ami, conformément au propos de Jésus : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père-Mère.» (Jean 15/15)

Dans la présente phase accélérée de l’Ascension, suite à un Décret divin, tout Maître authentique à choisi de renoncer à ses titres, à son décorum, à ses privilèges, même à son enseignement public, pour reprendre les traits d’un homme bien ordinaire qui porte le vêtement du peuple et, parfois, épouse ses travers ou ses angoisses, afin d’être le moins reconnu qu’il soit possible, ce qui donne beau jeu aux imposteurs, surtout dans la gamme des «channels» et des instructeurs de bas niveau, comme les «coachs» de vie et autres praticiens, qui font tout pour donner l’impression qu’ils occupent, en toute légitimité, la place apparemment laissée vacante. Curieusement, la plupart du temps, ils disent en toute candeur justement «canaliser» des Maîtres ou «transmettre des messages» de leur part, démontrant du coup l’utilité de leur intervention dans certains cas. Néanmoins, les Maîtres ne veulent plus se faire connaître, mais se laisser reconnaître par celui qui a la conscience pour le faire.

Mais évitez de vous fourvoyer, il circule autour de vous, dans le visible et l’invisible, de nombreux Maîtres, même qu’il s’en ajoute d’une plus grande Lumière, au cas où il y aurait un appel. Il ne vous reste qu’à lui faire honneur si jamais vous reconnaissez l’un d’entre eux, ce qui implique de le traiter de manière équitable, jusque financièrement, afin qu’il puisse se dégager des contingences de la vie terrestre et se faire plus disponible à l’humanité.

© 2013 Bertrand Duhaime (Douraganandâ) Note : Autorisation de reproduire ce document uniquement dans son intégralité –donc sans aucune suppression, modification, transformation ou annotation, à part la correction justifiée d’éventuelles fautes d’accord ou d’orthographe et de coquilles– veillant à en donner l’auteur, Bertrand Duhaime (Douraganandâ), la source, www.facebook.com/bertrand.duhaime et d’y joindre la présente directive, en tête ou en pied de texte.

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