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Qu’est-ce que la blessure d’abandon ?

 

Blessure d abandonLa blessure d’abandon est la plus fréquemment rencontrée de nos jours. Touchant aussi bien les hommes que les femmes, son influence s’étend dans tous les domaines de l’existence de l’être qui en souffre.

L’enfance, source de la blessure d’abandon

La blessure d’abandon se forme lors de l’enfance, lorsque l’enfant s’est senti abandonné, délaissé, en tout cas pas suffisamment aimé par le parent du sexe opposé. Il ne faut pas la confondre avec la blessure du rejet qui se forme dans le rapport au parent de même sexe.

 

Ce sentiment peut naître chez l’enfant dans ces différents cas de figure :

* L’absence totale du parent : le deuil, le départ de la vie de l’enfant, le reniement, l’enfant adopté en manque de racines…
* Le manque d’attention du parent envers son enfant : peu de présence à cause d’une activité professionnelle prenante ; parent lui-même mal dans sa peau ne sachant pas comment aimer son enfant, ou comblant cette faille par le matériel ; enfant trop vite responsabilisé et souvent livré à lui-même.
* L’arrivée d’un ou plusieurs autre(s) enfant(s) : l’aîné pourra se sentir abandonné s’il a le sentiment de passer après le nouveau-né ; difficulté à trouver sa place chez l’enfant dont le père ou la mère construit une nouvelle famille, il pourra se sentir de « trop » dans cette nouvelle sphère familiale.
* La séparation des parents / l’éclatement de la famille recomposée : suis-je responsable de leur séparation ? Pourquoi me laissent-ils tomber? ; le parent qui quitte le domicile familial et qui n’est pas très présent dans la vie de son enfant.
* La maladie d’un parent, qui n’a donc plus la capacité de s’investir de la même façon dans l’éducation de son enfant.
* Le décès d’un frère ou d’une sœur. L’enfant aura tendance à penser que ses parents, au vu de leur peine, aimaient forcément plus l’enfant disparu et se sentira donc délaissé ou abandonné.
* …

Une fois la blessure d’abandon installée, elle peut se raviver dans tous les liens que nous entretenons avec les autres, quelle que soit leur nature : de la relation amoureuse à la relation professionnelle en passant par les relations amicale et familiale. Pourquoi ? Car la personne portant cette blessure s’est construite avec la crainte d’être de nouveau abandonnée, et surtout elle aura la sensation de voir l’abandon dans des situations qui n’en sont pourtant pas.

Les caractéristiques de la blessure d’abandon

Je vous précise que chaque blessure s’exprime à un degré différent chez une personne et une autre. Ainsi, vous ne porterez peut-être pas en vous la totalité des caractéristiques que je décris.

* Une attente démesurée de marques d’affection, ou de reconnaissance : j’ai besoin que l’on me montre que l’on m’aime, que je fais bien, que l’on me valorise. Dans mon couple je serai en quête permanente de preuves d’amour ; dans mon travail j’aurai besoin de sentir que mon supérieur ou mon partenaire est fier de ce que j’accomplis, qu’il mesure les efforts que je produis ; dans le domaine amical j’attends de mes amis une très grande présence et s’ils me donnent moins de nouvelles j’ai tendance à penser qu’il s’agit d’une volonté de leur part de s’éloigner de moi, qu’ils me fuient.

* Une peur viscérale de la solitude : la solitude dans mon esprit résonne comme un abandon. Je n’aime pas me retrouver face à moi-même car je n’ai pas ou peu d’estime pour ma personne. Dans mon couple cela se manifeste par une difficulté à laisser à l’autre sa bulle, ses moments avec lui car je ne veux pas seulement occuper la première place dans sa vie, je veux avoir toute la place. Je peux devenir jaloux de ses amis, de sa famille, je ne conçois pas qu’il fasse des choses sans moi car j’interprète ça comme une volonté de sa part de me laisser sur la touche, je veux fusionner. Dans mon entourage professionnel je vivrai mal de travailler seul, je peux d’ailleurs avoir du mal à trouver ma voie car j’ai besoin d’un support à mes côtés. Dans le domaine amical je peux être amené à fréquenter des personnes qui pourtant ne me correspondent pas, simplement parce que si je mets un terme à ces liens je me retrouverai seul et ne crois que très peu en ma capacité à me trouver d’autres amis.

* Une tendance à se placer systématiquement en tant que victime dans toutes les situations désagréables auxquelles elle sera confrontée : je prends les autres pour les causes de mon mal-être, refusant de voir qu’il n’est qu’en moi et que ces autres ne sont pas responsables de mon manque de nourriture affective. Je vais considérer que tout est pénible, voir l’abandon dans les situations de la vie courante et si les autres ont besoin d’autonomie par rapport à moi, je vais considérer qu’ils se jouent avec moi.

* L’établissement quasi systématique d’une comptabilité émotionnelle ou d’un système de valeur: comment l’autre me donne, jusqu’où est-il prêt à aller pour moi, que peut-il accepter de moi. Cela donne souvent lieu à des situations de chantage affectif.

* Le besoin de m’attirer la sympathie des gens: j’aime parler de ce qui me fait mal, de mes déceptions ou de mes doutes car cela attire l’empathie des autres, même si je ne suis pas toujours honnête dans ma façon de décrire les faits. Dans une situation de conflit avec une personne, je vais crier haut et fort aux autres ce que j’ai fait pour elle pour montrer à quel point elle a été injuste avec moi, afin de m’attirer leur sympathie. Si une personne de mon entourage proche ou même lointain va mal, je vais me faire devoir de la soutenir car j’aime endosser le rôle de sauveur. Par contre, j’attends de cette personne qu’elle me témoigne en retour beaucoup de reconnaissance, m’accorde beaucoup de temps et fasse de moi une personne très importante dans sa vie.

Que dit cette blessure de nos rapports à l’autre ?

La personne porteuse d’une blessure d’abandon entretient un rapport très égocentrique, voire narcissique, à l’autre : comment est-ce qu’il me perçoit, se rend-il compte que je suis quelqu’un de bien et prêt à faire beaucoup de choses pour lui ; réalise-t-il que j’ai apporté telle ou telle chose à notre relation ; me regarde-t-il avec les yeux de l’amour ; se rend-il compte de la chance qu’il a que je lui porte autant d’amour ; a-t-il conscience de mon intelligence ; sera-t-il reconnaissant ; me valorisera-t-il ?

Il ne faut pas oublier une chose : tous les comportements provoqués par cette blessure sont liés à une profonde souffrance. Il est donc primordial de se considérer avec beaucoup de compassion, sans pour autant bien sûr attendre de l’entourage qu’il accepte tout.

Si vous vous êtes reconnu dans ces caractéristiques comportementales principales induites par la blessure d’abandon, c’est que vous avez besoin que l’autre comble des failles affectives chez vous. Vous avez du mal à trouver votre place, à vous sentir légitime et suffisamment fort pour assumer votre quotidien et vos décisions en toute autonomie. Vous êtes en fait dépendant affectif des autres, et cette dépendance ne vous permet pas d’entretenir un lien sain avec eux.

L’âme et la blessure d’abandon

La blessure d’abandon fait partie de celles qui se retrouvent le plus souvent d’une incarnation à une autre : c’est pour cela qu’elle est considérée comme une blessure fondamentale.

Le problème particulier attaché à ce type de blessures est que, dans le but de s’en libérer, l’âme va attirer à elle toutes les situations possibles pouvant raviver ce sentiment d’abandon, créant pour l’être qui la porte un profond sentiment de désarroi.

Pourquoi utiliser la manière forte ? Parce que la plupart du temps, une personne souffrant d’une blessure d’abandon ne va pas remettre son propre comportement en question, mais celui des autres. Il est en effet difficile d’intégrer que les personnes mises sur notre chemin viennent nous confronter à ce que nous devons travailler en nous, pourtant c’est exactement ce dont il s’agit en ce qui concerne la blessure d’abandon. Tant qu’elle n’est pas guérie, il n’est pas possible de créer des liens harmonieux avec les autres, sauf à rencontrer une personne portant la même blessure et avec laquelle un système de co-dépendance va se mettre en place, jusqu’à ce qu’un jour tout explose.

Peut-on guérir de la blessure d’abandon ?

Toutes les blessures peuvent être guéries. Il faut néanmoins s’attendre à ce que, lorsqu’un travail de guérison d’une blessure fondamentale est mis en place, il y ait une multiplication momentanée des circonstances pouvant amener l’être à ressentir cette blessure, ceci non pas pour qu’il souffre davantage mais au contraire pour qu’il puisse toujours un peu mieux se positionner et affirmer sa volonté de souhaiter vivre d’autres types de rapports avec les autres.

La suite dépendra de ce que vous ferez : ou bien vous accepterez une période de solitude, de remise en question profonde afin de combler vous-même en vous le vide que vous avez toujours cherché à combler au travers de la présence de l’autre; ou alors vous retomberez dans les mêmes schémas passés en essayant par exemple de vous mettre en couple à tout prix pour ne pas être seul, ou en restant dans une relation qui ne vous convient pas, et dans ce cas vous ne pourrez pas vous libérer.

Ne doutez pas de votre force intérieure. Il faut certes du courage pour faire le choix de travailler sur soi et d’aller panser les zones de souffrance en soi. Ce ne sera pas facile les premiers temps car toute votre construction émotionnelle s’est bâtie autour de cette blessure. Mais dans quelques temps, lorsque ce travail sera terminé et que vous pourrez dire « je n’ai pas besoin de quelqu’un d’autre pour m’aimer», vous verrez que votre vie toute entière sera bien plus simple.

Source: https://pranacanal.com/

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